(InterAfrique)- Le chef de l’état, le président Patrice Talon figure parmi les lauréats de l’édition 2016 du «prix Mandela de la gouvernance ». En effet, au terme de la délibération du Comité d’organisation  du prix Mandela pour la gouvernance présidé par le Rwandais Paul Kananura,  le chef de l’état béninois, le président Patrice Talon fut retenu avec d’autres personnalités ayant fait leur preuve dans des domaines aussi divers que variés.

Il importe de préciser que « les prix Mandela » n’ont rien à voir avec le Prix Nobel Nelson Mandela créé en 2014 par les Nations Unis pour récompenser les personnalités qui ont sacrifié leur vie pour la cause de l’humanité.

Les prix Mandela, contrairement au Prix Nobel Nelson Mandela sont décernés à des personnalités ou institutions en vue de les récompenser pour les actions louables en faveur de l’Afrique et de la Paix dans l’esprit d Nelson Mandela. Initiés par l’institut Mandela de promotion d’égalité des chances favorable à l’économie de marché, à la solidarité nationale et à l’Unité africaine, les prix Mandela se donne pour mission de garder vivant l’esprit et l’inspiration du Président Mandela et de promouvoir ses valeurs de société ouverte et de paix partout sur le continent par une diplomatie intellectuelle.

Pour l’édition 2016, le comité a reçu 3 623 candidatures dont 3 191 candidatures populaires, 25 candidatures individuelles, 388 candidatures diplomatiques et 19 candidatures officielles.

Selon le jury, le président béninois, Patrice Talon, a été primé pour le Prix Mandela de la Gouvernance, «pour sa vision et son comportement de bon gestionnaire de la chose publique, son refus de la politique spectacle et son ardent désir orienté vers l’émergence de son pays.

En dehors du président béninois, plusieurs autres personnalités ont été aussi primés. Au titre de ces personnalités, nous pouvons citer :

Mohamed VI, le souverain marocain, a été distingué cette année du Prix Mandela pour la Paix, «pour sa contribution à l’édification d’une société de justice et de paix entre les hommes et les nations, ses actions très louables en faveur de promotion du développement de l’Afrique à travers sa diplomatie économique, sécuritaire, humanitaire, culturelle et spirituelle.»

Ibrahim Boubacar Keita, président du Mali, Prix Mandela de la Démocratie, «pour son immense contribution à la consolidation démocratique au nord du Mali à travers l’Accord d’Alger, à la stabilisation politique et sécuritaire du Mali et par ricochet à la stabilisation du Sahel»;

 

Issoufou Mahamadou, président du Niger, Prix Mandela de la Sécurité, «pour sa politique ferme en matière de sécurité nationale et son leadership régional en matière sécurité pour combattre le terrorisme-djihadiste et le trafic de drogue dans le Sahel et l’espace du Lac Tchad»;

Macky Sall, président du Sénégal, Prix Mandela de l’Emergence, «pour son projet de société visionnaire, décliné en PSE (Plan Sénégal Emergent) pour le développement et l’avenir du Sénégal»;

Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, Prix Mandela Ubuntu, «pour ses actions en faveur d’une humanité plus fraternelle (mise en place d’un vaste réseau de refuges d’urgence pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants au Canada), son profond sens de solidarité (actions de solidarité auprès des jeunes en difficulté et après le terrible tremblement de terre en Haïti en 2010) et son combat pour la justice, l’égalité homme-femme, la démocratie et le respect des droits de l’homme dans le monde»;

Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar, Prix Mandela du Courage, «pour sa vision du développement de Madagascar et de l’Afrique»;

Dr. António Agostinho Neto, à titre posthume, Prix Mandela de l’Audace, «en reconnaissance de son combat héroïque de libération de l’Angola, du Zimbabwe et de la Namibie»;

Jean-Baptiste Natama, Prix Mandela du Panafricanisme, «pour ses états de services et son combat pour la renaissance de l’Afrique»;

 

Dr. Ramdani Fatima Zohra, jeune professeur d’université, avocate à la cour et membre du bureau politique du FLN (Front de libération nationale), Prix Mandela de Leadership Féminin, «qui a relancé le débat sur la condition des femmes en Algérie et au Maghreb. Par ses actions et conférences, elle est devenue l’avocate infatigable de lutte contre les violences faites aux femmes. Elle a affirmé son leadership en se hissant très jeune dans les hautes instances du parti au pouvoir».

Arthur Zang, ingénieur responsable de start-up, Prix Mandela de la Science, «pour la création du CardioPad, une Tablette tactile avec des applications à usage médical, qui enregistrent et analysent les activités cardiaques des patients. Son invention sauve des vies humaines en diminuant le taux de mortalité des maladies cardio-vasculaires, car sa tablette tactile médicale permet aux populations éloignées des centres de soins de passer un examen cardiaque».

Ali Zamir, Prix Mandela de Littérature, «pour son Roman époustouflant ‘‘Anguille sous roche’’ parlant de naufragés en mer sans assistance qui résonne avec les nombreux drames de notre actualité quotidienne, d’une farouche envie de vivre malgré des obstacles énormes et d’une condition humaine tout au long de la vie».

Francine Niyonsaba, Prix Mandela de Meilleure Sportive, «pour ses performances (championne du monde en salle 2016, meilleure performance mondiale de l’année 2016, vice-championne olympique 2016) et ses actions de générosité en faveur des enfants.»

Ali Haddad, président du FCE (Forum des Chefs d’Entreprises), Prix Mandela du Meilleur Entrepreneur, «pour l’ensemble de ses actions en faveur de l’innovation, du développement des entreprises et de la création des emplois. Il est le Pdg de l’Entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments (ETRHB Groupe Haddad) et propriétaire du Club de football algérien (USM Alger), de deux journaux (‘‘Le Temps d’Algérie’’ et ‘‘Wakt Eldjazair’’), de la chaîne privée Dzair TV et Dzair News et des grands hôtels de luxe en Algérie et Espagne. Président du FCE, il a su remplacer l’entreprise au cœur des politiques de développement nationale et imposer son style de coopération par les investissements au service du développement des entreprises».

Alain Foka, journaliste à RFI, Prix Mandela du Meilleur Journaliste, «pour l’ensemble de sa carrière et de ses magasines actuelles : ‘‘Le débat Africain’’, ‘‘Afrique Plus’’ et ‘‘Archives d’Afrique’’ avec sa célèbre phrase devenue leitmotiv pour les auditeurs: « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme ».

 

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